Présentation de l'Unité de Surveillance Continue

Hôpital Saint Philibert

Ouverte début novembre 2016 à Saint Philibert dans des locaux refaits à neuf, l’Unité de Surveillance Continue offre six lits pour la prise en charge des patients. Ce service répond à un besoin dans la stratégie de gradation des soins.

 

Service intermédiaire entre les unités conventionnelles et la réanimation polyvalente, l’Unité de Surveillance Continue (USC) prend en charge des malades qui nécessitent une surveillance intensive, soit parce que leur état présente un risque d’aggravation qui pourrait les mener en réanimation, soit parce qu’ils nécessitent une charge en soins élevée, à laquelle les unités conventionnelles ne peuvent pas faire face.

 

Une demande forte

 

Trois profils de patients y coexistent. Beaucoup viennent à l’issue d’un séjour en réanimation : ils ne nécessitent plus de technique de suppléance aiguë mais sont encore en demande de soin importante, comme de la ventilation au masque. D’autres sont programmés en surveillance post opératoire, suite à un geste lourd ou s’ils présentent des pathologies associées. Ils restent alors une ou deux nuits à l’USC, après le bloc et avant de remonter dans leur chambre. Ils peuvent enfin arriver directement des urgences ou suite à une demande des étages qui ont détecté une dégradation sévère, afin de les stabiliser.

 

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Un vrai investissement

 

La création de cette unité a représenté un investissement important pour le GHICL. Elle s’est accompagnée de la création de cinq postes d’infirmiers et autant d’aides soignants et d’un poste médical, de l’achat en matériel et équipements adaptés, d’une réorganisation et mise à neuf des locaux. “Le projet résulte d’une réflexion collective, l’équipe a été invitée à participer à des groupes de travail pour définir l’équipement nécessaire, elle a été associée à la définition des modalités de fonctionnement et à l’aménagement” se réjouit Thierry Van der Linden, médecin réanimateur, chef du service de médecine intensive - réanimation. Une démarche collective très appréciée par le personnel qui a activement participé.

 

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Une seule équipe

Unité de réanimation polyvalente et USC sont les deux composantes du service de médecine intensive - réanimation. C’est la même équipe qui tourne sur les deux services. L’avantage est que tout le monde entretient ses compétences, en particulier sur les techniques, complexes, de réanimation. Ce service, qui connaît un fort turnover de patients, présente une charge de travail importante : chacun gère six malades, contre trois en réanimation, avec des soins qui restent lourds.

 

Zone d’évaluation


Pour les patients, l’intérêt d’une USC est d’être pris en charge avant que leur état ne se dégrade au point de se retrouver en situation de réanimation. “Nous les prenons en amont, explique Thierry Van der Linden, avant de rappeler que l’USC n’est pas une zone d’attente vers la réanimation. C’est une zone d’évaluation du potentiel évolutif du malade.” Avant l’ouverture de l’USC, ces patients restaient ou étaient placés en réanimation. Une problématique plus large que le GHICL. “Il manque des lits en réa dans la région, des patients sont parfois transférés vers la Belgique ou la Picardie faute de place régionale.” La création des six lits en USC libère des lits pour des malades qui ont vraiment des besoins de réanimation.

 

Des retours positifs 

 

Le ressenti est positif : “l’unité fonctionne bien, à un taux d’occupation maximal ; cela modifie la charge de travail en réanimation, qui prend en charge d’avantage de cas très lourds” constate Thierry Van der Linden.

 

Avantage annexe : cette activité plus intensive et le fait de passer de 12 à 18 lits justifient d’avoir une garde d’interne de réanimation, ce qui est un élément attractif et formateur pour les internes !

 

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